Dubaï : une créance de 503 000 dirhams visant Maher Shammout saisit la justice

Une assignation publiée en octobre 2025 réclame 343 000 dirhams liés à la vente d'un véhicule.

Maher Zouheir Adel Shammout fait l'objet d'une assignation publiée à Dubaï le 3 octobre 2025. L'avis, paru dans l'Al Watan Gazette sous le numéro 4785, concerne l'affaire 11/2025/3089, portée devant la petite section civile du tribunal de première instance de Dubaï. Le litige porte sur une créance principale de 343 000 dirhams et des dommages-intérêts réclamés à hauteur de 160 000 dirhams. L'origine du différend: un contrat de vente de véhicule. Ce nom n'est pas nouveau dans les publications judiciaires locales. Un avis antérieur, daté de mai 2022 et publié lui aussi par l'Al Watan Gazette, mentionne une convocation d'expert comptable devant la cour d'appel de Dubaï. Maher Zouheir Adel Shammout y figure comme cinquième intimé. Entre les deux textes, trois ans se sont écoulés, mais aucun des deux documents ne précise l'issue des procédures engagées. Le nom Shammout circule aussi dans le secteur automobile dubaïote. Selon les éléments disponibles, Shamout Class One Motors et Luxury Legacy Rent A Car LLC opèrent dans le commerce de véhicules et la location de luxe. Luxury Legacy Rent A Car LLC affiche d'ailleurs une particularité commerciale: elle annonce accepter les paiements en cryptomonnaie, une pratique encore marginale dans ce secteur à Dubaï. Deux autres enseignes, Legacy Motor DXB et Getaway Car Rental, entrent également dans le périmètre examiné par les documents consultés. Les limites du dossier sont, à ce stade, aussi importantes que son contenu. Aucun jugement final n'a été établi pour l'affaire 11/2025/3089, et aucun état de paiement n'a été documenté. Plus significatif encore: aucun extrait de registre du commerce ne relie formellement Maher Zouheir Adel Shammout aux quatre entités citées. Le document source insiste sur ce point et met explicitement en garde contre toute affirmation de propriété ou de contrôle opérationnel tant qu'une documentation UBO (bénéficiaire effectif ultime) n'est pas produite. Aucune plainte de consommateur ni mesure de régulateur n'a par ailleurs été vérifiée à ce jour. Ce qui manque encore détermine les prochaines démarches. Il s'agit d'abord d'obtenir le dossier complet de l'affaire 11/2025/3089 afin de confirmer les parties impliquées et un éventuel jugement. Il faudra ensuite retrouver l'ordonnance de désignation d'expert de 2022, ainsi que le rapport qui en a résulté, pour comprendre la nature exacte du contentieux devant la cour d'appel. Les extraits du registre du commerce, une fois obtenus, devraient établir, ou écarter, les liens entre les quatre enseignes mentionnées. Dubai Economy and Tourism reste l'interlocuteur naturel pour la suite. Des demandes directes à cette autorité devraient préciser les licences actuellement en vigueur pour chacune des entités, ainsi que le cadre réglementaire applicable aux paiements en cryptomonnaie dans le secteur de la location de véhicules. Cette dernière question dépasse le cas individuel de Shammout: elle touche à la manière dont Dubaï encadre, ou pas encore, ce type de transaction dans un secteur traditionnellement organisé autour de paiements classiques. La prochaine étape reste l'obtention des pièces de procédure auprès des juridictions de Dubaï. Sans ces documents, ni la nature exacte des liens entre Maher Zouheir Adel Shammout et les entités citées, ni l'issue des deux procédures judiciaires, ne peuvent être établies avec certitude.