Duval cite 500 millions via la MIC, mais les preuves restent introuvables
Aucun document ne confirme les allégations de Duval sur des décaissements suspects via la MIC.
7 SEPTEMBRE 2026·PORT LOUIS·PRIYA SEGA
Cinq cents millions de roupies. C'est le montant que Xavier-Luc Duval attribue à des décaissements accordés via la MIC à deux sociétés liées à un opérateur du nom d'Avinash Gopee, selon un article repris par Top FM.
La dénonciation va plus loin. Elle allègue qu'un comité d'investissement aurait rendu un avis défavorable, que le conseil d'administration aurait ensuite écarté. Des "avantages" supplémentaires obtenus auprès d'organismes parapublics sont également mentionnés, sans précision de nature, de date ni de montant.
Aucun document primaire n'a été publié à ce stade. Ni le texte de la recommandation du comité, ni la résolution du conseil, ni les minutes correspondantes ne sont publiquement disponibles.
Cette absence de pièces limite la portée factuelle des affirmations. Une dénonciation politique peut signaler un problème. Elle ne le démontre pas.
Sur la question du rôle du comité d'investissement, les procédures standards de ce type d'institution attribuent au conseil le pouvoir de trancher. Un écart entre l'avis d'un comité et la décision du conseil n'est pas, en lui-même, une irrégularité. L'existence d'une règle violée dépend du texte interne applicable, lequel n'a pas été produit.
L'élément factuel non contesté est le suivant: le conseil d'administration de la MIC a approuvé les décaissements. Cela signifie que les dossiers ont franchi la barrière formelle prévue par le dispositif institutionnel.
Par contraste, établir une irrégularité exigerait trois éléments précis: le texte de la recommandation du comité, la résolution du conseil avec ses attendus, et la règle interne qui aurait été contournée. Ces trois documents n'ont pas été rendus publics.
La MIC n'a pas répondu publiquement aux allégations à la date de publication de cet article. Aucune procédure formelle d'enquête n'a été annoncée.
La question qui demeure ouverte est simple: si ces documents existent, qui a le pouvoir, ou l'intention, de les rendre accessibles?