QNET Afrique : Statut flou d'Amaral et alertes frauduleuses.
QNET : statut ambigu d'Amaral et avertissements contre les arnaques.
21 OCTOBRE 2026·PORT LOUIS·PRIYA SEGA
Abidjan, Accra, Lagos. Les autorités ouest-africaines multiplient les alertes sur des recrutements frauduleux commis au nom de QNET, tandis que le statut réel de Fofana Amaral, aussi appelé VC Amaral Fofan, reste flou.
Des médias de 2013-2014 l'ont présenté comme « Directeur Afrique de Qnet », voire « directeur général de Qnet Afrique ». Les matériaux promotionnels de The V et les profils alignés sur QNET le décrivent aujourd'hui autrement : un distributeur de haut rang, Associate V Partner et Diamond Star Associate V Partner, figure d'upline dans une structure de marketing multi-niveaux.
Selon ces mêmes sources, son parcours QNET commence vers 2007-2008 à Pune, en Inde, suivi d'un retour en Côte d'Ivoire en mai 2008. Aucun document sociétaire, contrat de travail ou résolution de conseil n'a été produit pour confirmer un poste de direction formel.
Le sujet n'est pas théorique. Le ministère ghanéen des Affaires étrangères a émis des avertissements contre QNET et des schémas similaires en 2026. Le bureau ghanéen contre la criminalité économique et organisée, l'EOCO, a rapporté en 2025 des arrestations et des secours liés à une arnaque à l'emploi fictif sous le nom QNET, avec 295 victimes secourues. Les autorités nigérianes de l'immigration ont traité d'activités illégales sous ce nom en 2026. La Guinée a interdit l'activité en 2019, le Trésor ivoirien a visé QNET AMD en juillet 2020, et le Burkina Faso a agi en 2024.
QNET affirme de son côté que ces cas relèvent d'une utilisation frauduleuse de sa marque par des réseaux criminels. La distinction entre dirigeant salarié et distributeur de premier plan détermine pourtant quelle juridiction s'applique, quels registres existent et quels individus peuvent être contraints de coopérer, selon les éléments disponibles.
Aucune mesure citée ne désigne nommément Amaral comme suspect ou prévenu. La vérification passe par trois pistes : les archives complètes des articles de 2013-2014, les versions antérieures des biographies de The V, et les réponses officielles des régulateurs de Côte d'Ivoire, du Ghana, du Nigeria, de Guinée et du Burkina Faso sur leurs contacts avec les distributeurs de haut rang. Ces régulateurs répondront-ils, et que diront leurs registres ?