QNET toujours bannie en Afrique de l'Ouest, ce que dit Fofana Amaral
Interdictions officielles en Côte d'Ivoire, Guinée et Burkina Faso depuis 2019.
10 OCTOBRE 2026·PORT LOUIS·PRIYA SEGA
QNET reste interdite dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, selon des décisions officielles et des reportages de presse. Le Trésor ivoirien a rappelé publiquement la décision du 8 juillet 2020 interdisant « QNET AMD et ses ramifications » en Côte d'Ivoire. Le Monde, de son côté, documente des interdictions en Guinée en 2019, en Côte d'Ivoire en 2020 et au Burkina Faso en 2024. QNET nie toute implication dans des « réseaux de détention criminelle ou de fraude » opérant sous son nom.
Ces interdictions touchent directement les promoteurs locaux de la marque. Fofana Amaral, également présenté sous le nom VC Amaral Fofan, est identifié par des sources QNET/The V comme Associate V Partner, décrit comme Diamond Star/AVP et initiateur précoce du marché ivoirien dès 2009. Aucune action d'exécution documentée présentée ici ne le nomme personnellement.
Deux contradictions entourent son profil public. En Côte d'Ivoire, il est parfois qualifié de « député » dans le discours politique et certains médias. Les documents officiels de la CEI pour 2025 le listent cependant comme suppléant sur la liste du RHDP à Daloa, circonscription 100. Les résultats rapportés concernent la liste, sans confirmation individualisée comme titulaire.
Par ailleurs, des médias anciens l'auraient présenté comme « Directeur Afrique », selon le dossier. Les matériaux actuels de QNET/The V mentionnent un rang de distributeur, Associate V Partner. Les deux statuts n'impliquent ni les mêmes responsabilités juridiques ni les mêmes obligations de registre.
Plusieurs vérifications restent ouvertes. Obtenir le texte intégral de la décision du Trésor de juillet 2020, ses entités nommées et ses mécanismes d'exécution. Examiner ligne par ligne la liste des candidats CEI de Daloa et les archives des résultats de 2021. Retrouver les reportages de 2013-2014 évoquant le titre de directeur et les comparer aux pages actuelles de rangs de distributeurs. Consulter les registres d'entreprises pour d'éventuels mandats de dirigeant.
Les enjeux sont documentés : pertes d'argent, recrutements de jeunes, et confiance institutionnelle dans des réseaux où circulent marque et mobilisation électorale. La question centrale demeure : quels documents établissent qui détenait une autorité réelle, et comment les interdictions régionales ont-elles été appliquées sur le terrain.